{"id":3034,"date":"2012-06-18T21:13:29","date_gmt":"2012-06-18T18:13:29","guid":{"rendered":"http:\/\/wlcu.biz\/?p=3034"},"modified":"2017-02-23T04:52:12","modified_gmt":"2017-02-23T02:52:12","slug":"lettres-du-liban-ou-le-printemps-des-auteurs-libanais-a-paris-18-june-2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wlcu.world\/ng\/3034\/","title":{"rendered":"&quot;Lettres du Liban&quot; ou le printemps des auteurs libanais a Paris &#8211; 18 June 2012"},"content":{"rendered":"<p align=\"left\"><strong>L\u2019orient le jour _ le 15\/05\/2012<br \/>\nArticle par Zeina Saleh Kayali <\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">La jeune et avant-gardiste maison d\u2019\u00e9dition Orizons, situ\u00e9e en plein c\u0153ur du Quartier latin, a organis\u00e9 autour d\u2019un collectif de prestigieux \u00e9crivains libanais une conf\u00e9rence-d\u00e9bat intitul\u00e9e \u00ab Lettres du Liban \u00bb. Bahjat Rizk, Jad Hatem, Nicole Hatem et Toufic el-Khoury y d\u00e9dica\u00e7aient leurs derni\u00e8res parutions.<\/p>\n<p align=\"justify\">Devant un public tr\u00e8s nombreux compos\u00e9 d\u2019intellectuels, de journalistes et de personnalit\u00e9s culturelles, parmi lesquelles l\u2019ambassadrice du Liban aupr\u00e8s de l\u2019Unesco Mme Sylvie Fadlallah, le directeur d\u2019Orizons, Daniel Cohen, lui-m\u00eame \u00e9crivain et auteur notamment de Blanche des oublis et d\u2019Eaux d\u00e9rob\u00e9es, prend la parole. Il commence par \u00e9voquer son propre parcours, les liens avec le Liban remontant \u00e0 son oncle qui y a servi dans les ann\u00e9es 1930 et y a con\u00e7u une fascination pour le pays et ses habitants. Puis il raconte sa rencontre essentielle avec Jad Hatem, philosophe libanais, \u00e0 l\u2019\u0153uvre immense et multiple. Et c\u2019est de cette rencontre que na\u00eet l\u2019envie d\u2019en savoir plus sur une litt\u00e9rature vivante venue de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la M\u00e9diterran\u00e9e, et qui le d\u00e9cide \u00e0 lui ouvrir les portes de sa maison d\u2019\u00e9dition. Il conclura en disant que \u00ab sans les \u201cLettres du Liban\u201d, il manquerait quelque chose au monde \u00bb.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les quatre ouvrages sont alors pr\u00e9sent\u00e9s tour \u00e0 tour. Monologues int\u00e9rieurs de Bahjat Rizk est constitu\u00e9 de plusieurs textes r\u00e9unis en une version in\u00e9dite en un seul volume, autour de th\u00e8mes tels que la passion amoureuse, la mort, la guerre du Liban ou la douleur de l\u2019absence. Utilisant la technique du monologue dans le style du nouveau roman dont l\u2019\u00e9criture obsessionnelle et circulaire peut aller jusqu\u2019au processus de l\u2019\u00e9criture automatique, l\u2019auteur entra\u00eene son lecteur dans une spirale d\u2019introspection totalement envo\u00fbtante, faite de sentiments et d\u2019\u00e9motions allant jusqu\u2019\u00e0 l\u2019exaltation. Cette approche novatrice et exp\u00e9rimentale constitue une d\u00e9marche esth\u00e9tique, voire une d\u00e9monstration litt\u00e9raire.<\/p>\n<p align=\"justify\">Barbey d\u2019Aurevilly est le romancier pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de Jad Hatem. Alors qu\u2019il feuillette \u00ab Omnia \u00bb, cahiers de notes publi\u00e9s \u00e0 l\u2019occasion du bicentenaire de sa naissance, Hatem s\u2019aper\u00e7oit que Barbey cite un extrait des Recherches philosophiques sur l\u2019essence de la libert\u00e9 humaine du philosophe allemand Schelling sans pour autant le nommer. Et cette d\u00e9couverte inspire \u00e0 Hatem un essai, Barbey d\u2019Aurevilly et Schelling, monographie s\u2019attachant \u00e0 examiner la port\u00e9e de l\u2019impact de la lecture de Schelling par Barbey d\u2019Aurevilly. Cet ouvrage r\u00e9sume parfaitement la d\u00e9marche qui a toujours \u00e9t\u00e9 celle de Jad Hatem, un philosophe qui, sans cesse, lance des passerelles vers la litt\u00e9rature.<br \/>\nSurabondance, de Nicole Hatem, est un r\u00e9cit initiatique sur la th\u00e9matique amoureuse et spirituelle. Dans ses carnets, son h\u00e9ro\u00efne \u00c9lisabeth s\u2019interroge sur l\u2019exp\u00e9rience exceptionnelle qu\u2019elle vit, sur les dons de l\u2019eau, sur le figuier symbole de fertilit\u00e9 et de M\u00e9diterran\u00e9e. Et Nicole Hatem, avec une gr\u00e2ce fr\u00e9missante presque surnaturelle et une sensibilit\u00e9 \u00e0 fleur de peau, fait naviguer le lecteur \u00e0 travers toutes ces questions existentielles que l\u2019inexorable approche de la mort rend lancinantes.<\/p>\n<p>Toufic el-Khoury est un jeune romancier dont le style sobre et concis fait toute la force. Son roman, Beyrouth pantomime, pourrait se lire comme une \u00c9ducation sentimentale au pays du C\u00e8dre. \u00ab Lettres du Liban \u00bb montre la diversit\u00e9 de la cr\u00e9ation litt\u00e9raire et philosophique libanaise et sa capacit\u00e9 \u00e0 se renouveler et \u00e0 explorer de nouveaux espaces de la pens\u00e9e et de l\u2019\u00e9criture. Avec Bahjat Rizk, Jad Hatem, Nicole Hatem et Toufic el-Khoury, la maison d\u2019\u00e9dition Orizons en pr\u00e9sente un riche et pr\u00e9cieux floril\u00e8ge.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019orient le jour _ le 15\/05\/2012 Article par Zeina Saleh Kayali La jeune et avant-gardiste maison d\u2019\u00e9dition Orizons, situ\u00e9e en plein c\u0153ur du Quartier latin, a organis\u00e9 autour d\u2019un collectif de prestigieux \u00e9crivains libanais une conf\u00e9rence-d\u00e9bat intitul\u00e9e \u00ab Lettres du Liban \u00bb. 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