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Los Angeles, le 9 avril 2026
Le Président de l’Union Libanaise Culturelle dans le Monde, Ferris Wehbe:
« La diaspora pleure Beyrouth, et il est temps que la folie prenne fin »
L’Union Culturelle Libanaise dans le Monde, alors que la douleur serre les cœurs des Libanais de la diaspora, condamne fermement les raids israéliens contre la capitale ainsi que les victimes et les destructions qu’ils ont causées sous la machine de la folie militaire israélienne. Elle met également en garde contre le risque d’une occupation des terres du Sud à la suite de l’incursion israélienne ayant entraîné le déplacement de plus d’un million de personnes, dont beaucoup vivent encore dans des écoles et des espaces publics, dans une crise humanitaire que les mots ne peuvent décrire. La folie ayant dépassé les pierres pour atteindre les êtres humains, l’Union estime qu’il est temps de reprendre notre patrie et de ne plus la laisser comme une feuille de papier entre les mains d’autrui pour qu’ils la brûlent à leur guise. En conséquence, nous déclarons ce qui suit :
- Nous soutenons l’initiative de Son Excellence le Président de la République appelant à des négociations directes, et nous soutenons également la position du Président du Conseil, avec le Ministre des Affaires étrangères, affirmant qu’aucune puissance au monde, quelle que soit son importance, n’a le droit de négocier au nom du Liban. Cette carte a été retirée à l’Iran lorsque le gouvernement libanais a repris, par ses décisions historiques, les prérogatives de la guerre et de la paix.
- Alors que nous pleurons les victimes du massacre du 8 avril à Beyrouth et dans d’autres régions, nous soutenons la décision du gouvernement libanais de déployer l’armée dans le gouvernorat de Beyrouth et de désarmer les contrevenants. Il s’agit de mesures sécuritaires nécessaires et longtemps attendues, qui doivent conduire à la proclamation de Beyrouth comme ville ouverte, sans armes. Nous appelons au déploiement de l’armée non seulement dans le gouvernorat de Beyrouth, mais aussi dans les banlieues, en particulier la banlieue sud aujourd’hui vidée de ses habitants, afin de témoigner devant le monde que l’État a tranché à partir de la capitale et qu’il est seul détenteur de la décision.
- Tout en soutenant la plainte du Liban contre Israël devant le Conseil de sécurité pour violations du droit international et des normes coutumières à travers le ciblage de civils, nous annonçons que nous coopérerons avec nos organisations alliées dans les pays de décision afin de soutenir l’État libanais et de mobiliser un appui international à ses décisions gouvernementales.
- Il est temps d’appliquer les décisions gouvernementales visant au désarmement de toutes les armes illégales détenues par des organisations libanaises et non libanaises, à leur tête le Hezbollah, conformément aux résolutions internationales pertinentes. Il n’y a d’espoir que dans la légitimité de l’État, soutenue par la légitimité internationale, pour sortir le Liban du cycle de violence qui dure depuis 1967.
Que Dieu protège le Liban et son peuple, éclaire les chemins des sages parmi eux—combien nous en avons besoin—afin que nous comprenions que la patrie-feuille est un otage, et que la véritable victoire est une victoire pour le Liban, et non contre lui.
World Lebanese Cultural Union




