Communiqué de presse: Le Liban franchit sa première étape vers le rétablissement de sa souveraineté, et l’État démontre sa capacité à prendre des décisions décisives


In English

En français

بالعربي

Espanol

Portugues

Communiqué de presse

Los Angeles, le 28 juin 2026

Le président de l’Union Libanaise Culturelle Mondiale, M. Ferris Wehbe

Le Liban franchit sa première étape vers le rétablissement de sa souveraineté, et l’État démontre sa capacité à prendre des décisions décisives

L’Union Libanaise Culturelle Mondiale a suivi de près les négociations libano-israéliennes tenues à Washington. Nous saisissons cette occasion pour féliciter le Liban et le peuple libanais à l’occasion de la signature de l’accord-cadre tripartite entre le Liban, Israël et les États-Unis, sous le parrainage et avec le soutien de l’administration américaine. L’Union adresse le message suivant au peuple libanais, au pays comme dans la diaspora.

  • Nous adressons nos plus sincères félicitations à Son Excellence le Président de la République, le Général Joseph Aoun, ainsi qu’au Premier ministre, le juge Nawaf Salam, pour le leadership ferme et avisé dont ils ont fait preuve, en parfaite cohérence avec le discours d’investiture présidentielle et les décisions gouvernementales visant à restituer exclusivement à l’État la responsabilité des décisions de guerre et de paix.
  • La signature de cet accord-cadre, sous la direction des plus hautes autorités du pays, constitue une première étape importante vers le rétablissement de la pleine souveraineté du Liban sur l’ensemble de son territoire. Elle résulte de négociations directes menées avec compétence et détermination par la délégation libanaise, marquant un retour aux traditions audacieuses de la diplomatie libanaise qui faisaient la réputation du pays à l’époque de l’indépendance, avant que les décisions de guerre et de paix ne soient soustraites à l’autorité de l’État.
  • Quelle que soit la difficulté du chemin à parcourir ou la durée nécessaire à la mise en œuvre complète de cet accord, cette réussite diplomatique appartient au Liban. Pour la première fois depuis des décennies, le Liban négocie en son propre nom et dans l’intérêt supérieur de la nation, plutôt qu’en tant qu’otage de calculs régionaux échappant à son contrôle.
  • Les tabous et les slogans creux qui ont entraîné le Liban dans les guerres des autres et ont dévasté le pays au cours de longues années d’instabilité sont désormais révolus. Assez de sang versé et de destruction. Il est temps pour l’État libanais de reprendre sa place parmi les nations développées, une trajectoire dont il s’est malheureusement écarté depuis le funeste Accord du Caire de 1969.
  • Les Libanais, tant au pays qu’au sein de la diaspora, aspirent à voir le Liban redevenir une nation normale, où la culture, les arts, la vie et la joie prévalent sur le langage des armes. L’Union Libanaise Culturelle Mondiale, aux côtés de toute la diaspora libanaise, soutiendra la présidence et le gouvernement dans leurs efforts visant à réserver le port des armes exclusivement à l’Armée libanaise, protectrice de la nation et garante de la sécurité de tous les citoyens dans le respect de la justice et de l’État de droit.
  • Nous sommes conscients que la prochaine phase sera délicate et difficile, et que le chemin menant de la signature de cet accord-cadre à sa pleine application sera long et complexe. Certains groupes armés ne renonceront pas aisément à leurs armes, ayant déjà exprimé publiquement leur opposition à cette démarche. Une partie de ces groupes demeure liée à un système de corruption profondément enraciné dans les structures de l’État et bénéficie du maintien de cette question sous l’emprise d’équilibres régionaux. Nous appelons donc tous les Libanais à faire preuve de vigilance, à empêcher toute tentative de semer le chaos et à se rallier exclusivement à l’Armée libanaise et aux forces de sécurité légitimes, seules institutions habilitées à protéger le Liban et son peuple.

La signature de cet accord-cadre ne constitue pas l’aboutissement du processus, mais bien son commencement, comme l’a lui-même souligné le médiateur américain. Elle marque l’aube d’un nouvel espoir émergeant d’une histoire marquée par les épreuves. Les acquis obtenus aujourd’hui doivent être préservés grâce à un suivi sérieux et rigoureux, et non célébrés comme une fin en soi. Tout en saluant cette avancée, l’Union souligne que l’indépendance à laquelle aspire aujourd’hui le Liban doit être entière, durable et pleinement effective, et non se limiter à un simple slogan passager.

Ferris Wehbe
Président mondial, Union Libanaise Culturelle Mondiale