Le Liban ne triomphera pas avant le retrait d’Israël et des Gardiens de la Révolution iranienne: La diaspora soutient le Président de la République et le Premier ministre dans la poursuite des négociations


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Los Angeles, le 17 juin 2026

Le Président de l’Union Culturelle Libanaise dans le Monde, Fares Wehbe :
Le Liban ne triomphera pas avant le retrait d’Israël et des Gardiens de la Révolution iranienne
La diaspora soutient le Président de la République et le Premier ministre dans la poursuite des négociations

Dans le sillage de l’accord américano-iranien, dont nul ne connaît ce qui en est annoncé et ce qui en est dissimulé, les Libanais se sont réveillés face aux conséquences des aventures militaires qui ont détruit le Liban. Le bilan de la dernière confrontation à lui seul s’élève à près de quatre mille morts, plus de dix mille blessés, et des dizaines de localités détruites ou occupées. Pourtant, certains continuent de nous adresser des discours de victoire, comme si rien ne s’était passé, ou comme si toutes ces pertes constituaient un devoir sacré imposé aux Libanais au nom d’une doctrine religieuse hors du temps et dominant le Liban.

Les Libanais, résidents comme expatriés, sont à bout face aux guerres absurdes et à l’instabilité. Ils n’accepteront pas de retomber dans le cycle de la soumission ravivé par un État profond qui s’est allié aux tutelles étrangères, livrant autrefois le pays à la tutelle syrienne, puis à la tutelle iranienne. En conséquence, nous déclarons ce qui suit :

  • Les ententes et les traités internationaux sont nécessaires pour l’apaisement régional. Toutefois, il doit être clairement compris que nous ne ferons preuve d’aucune tolérance face aux tentatives de détourner ces accords afin de réintroduire des tutelles au Liban. Le temps des tutelles est révolu et sans retour.
  • Non à l’occupation du Sud, de la Békaa et de la banlieue sud par les Gardiens de la Révolution iranienne, non à l’occupation du Sud par Israël, et non au retour de l’ingérence syrienne. Le nouveau régime syrien a bien fait de s’en écarter. Oui à la libération du Liban dans le cadre d’un État souverain et libre, détenteur exclusif de la décision de guerre et de paix, et qui purge ses ministères et ses institutions des affiliés des Gardiens de la Révolution ayant permis au Hezbollah, pendant des décennies, de contrôler le destin du Liban, menant à sa destruction et à sa faillite.
  • Toutes les négociations et tous les accords ne nous concernent pas s’ils ne sont pas conduits par l’État. Nous saluons le courage du Président de la République et du Premier ministre d’engager la voie des négociations directes avec Israël. Celles-ci doivent être complétées par des négociations directes, non pas avec le bras de l’Iran au Liban, mais avec l’Iran lui-même, afin de mettre fin à son ingérence flagrante dans les affaires du Liban et dans le destin des Libanais.
  • La diaspora continuera de troubler ceux qui vendent des victoires illusoires et leurs alliés. Le temps de la monopolisation de la décision et du jeu irresponsable avec le destin est révolu. Depuis les pays influents, nous resterons une force de pression pour conduire le Liban vers une souveraineté pleine et entière.
  • Seules les résolutions internationales protègent le Liban. Nous y restons attachés, car elles constituent l’unique cadre juridique international pour protéger le Liban contre les armes incontrôlées et les ambitions débridées.
  • Nous ne reculerons pas devant notre exigence fondamentale de faire de l’Armée libanaise et des forces de sécurité libanaises les seules responsables de la sécurité des Libanais et de l’intégrité des frontières.

Enfin, nous disons : regardez-nous dans les capitales du monde, nous ne resterons pas silencieux face aux occupations, et nous ne fermerons pas les yeux face aux illusions de certains qui promeuvent les tutelles. Le sang des Libanais n’est pas bon marché pour être versé sur l’autel de n’importe quel tyran. Notre terre ne restera plus violée, et le Liban ne sera plus un terrain pour quiconque !

Oui pour que le droit prévale, que la Constitution soit appliquée, et que l’État juste gouverne. La souveraineté ne se décide pas par l’Iran, mais par le Liban !